Pour Ecolo, les coopératives d'habitants permettent de diminuer le coût du logement. Pourquoi demander leur reconnaissance légale dans le Code du Logement bruxellois?
Pour leur donner un statut juridique clair et une crédibilité vis-à-vis des banques, par exemple, lorsqu'il s'agit de contracter un emprunt pour l'acquisition d'un immeuble. C'est aussi, pour les auteurs de la proposition, un moyen de lutter contre la gentrification (le remplacement d'habitants pauvres par des habitants de la classe moyenne aisée). Ce segment du marché s'adresse en effet aux habitants dont les revenus sont trop élevés pour pouvoir bénéficier d'un logement sociaux et trop bas pour se loger sur le marché privé non regulé.
Hélène Stryckman est chargée de projets coopératives d'habitat au sein du Community Land Trust de Bruxelles.
"Si j'étais habitante d'une entreprise coopérative, je serais à la fois propriétaire de cette entreprise mais aussi usagère d'un logement de cette coopérative. (...) Pour se financer, la coopérative va amasser du capital auprès du secteur bancaire par exemple, ou via un prêt avantageux qui serait octroyé par les pouvoirs publics ou par les apports que les différents coopérateurs vont placer dans l'entreprise. Ces apports vont aider la coopérative à acheter l'immeuble à la base. Et une fois qu'une personne souhaite quitter son logement et la coopérative, elle récupère ses apports initiaux qui seront indexés selon l'indice santé. Avec ce capital, elle va pouvoir en faire usage pour un autre achat ou pour se loger ailleurs si il ou elle le souhaite".